Vient de paraître :

Il s’agit de la seconde partie de La Réception de Guignol’s Band dans Révolution nationale en 1944 qui fait suite à Merci bien, Monsieur Céline !, un inédit de Jean Fontenoy, précédé d’un avant-propos de Philippe Vilgier, biographe de cet auteur mal connu.
Intellectuels dans la tourmente, à travers lettres et articles, principalement parus dans l’hebdomadaire Révolution nationale, éclaire la relation parfois houleuse que Céline entretint avec la presse de la collaboration. Cette plaquette comprend en annexe, l’intégrale des textes de Robert Brasillach (En relisant le Voyage), Claude Jamet (Préliminaires à l’esthétique de Céline), Roger de Lafforest (Un Céline surréaliste) et un article inédit de Marius Richard intitulé sobrement Guignol’s Band
La préface de Christian Mouquet jongle donc avec l’historique de la collaboration et la critique littéraire en tant que telle. 
Tout renseignement auprès de Marc Laudelout : bulletinlfc@gmail.com

 Le Colloque de la Société des Études Céliniennes qui s’est tenu à la Faculté des Lettres de Nantes du 2 au 4 juillet 2024 a été une parfaite réussite. 26 communications de qualité portant sur les « manuscrits retrouvés de Céline » y ont été présentées ainsi que la lecture d’une communication d’Henri Godard qui ne pouvait être physiquement présent. Nous avons reçu un accueil magnifique de la part du laboratoire de Lettres de la Faculté qui, par l’intermédiaire de notre président, Régis Tettamanzi, et de sa secrétaire, Mme Sylvie Dilhan, avait organisé ce colloque de façon parfaite. Chaque midi, un excellent repas-buffet a été offert aux personnes présentes et, le jeudi soir, c’est une réception exceptionnelle qui nous été donnée dans un restaurant de Nantes installé dans le cadre splendide d’une ancienne chapelle du XVème siècle. En plus, deux nuitées ont été payées aux communicantes et communicants, ce qui ne s’était jamais vu dans un colloque de la SEC !

Le travail n’en a pas moins été assidu et sérieux tout au long du colloque avec une présence régulière de 25 à 30 personnes. Le regroupement des communications autour d’une même œuvre à chaque fois a permis des confrontations enrichissantes entre les points de vue exposés et le tout s’est déroulé dans une excellente ambiance amicale. De plus, nous avons eu la très bonne surprise d’avoir parmi nous, pour la première fois, la présence d’un membre de la famille de Céline en la personne de Madame Françoise Turpin, l’une de ses petites filles. Elle a pu nous apporter des témoignages biographiques, souvent touchants, sur certains points évoqués par Céline dans ses œuvres. Le colloque s’est conclu par une assemblée générale qui a occupé toute la matinée du vendredi 5 juillet. Riche et sérieuse, elle a apporté quelques modifications aux Statuts, approuvé le rapport d’activités et le rapport financier. Vous en trouverez le compte-rendu sur ce site. Nous avons eu le plaisir d’y voir élue une nouvelle membre au sein du Conseil d’administration, Ana Maria Alves. Il a été décidé de répondre positivement à la proposition qu’elle avait déjà présentée en 2022, celle de tenir le prochain colloque 2026 au Portugal, à Porto, sous réserve d’accord définitif avec le centre universitaire de cette ville. Le thème précis en sera déterminé ultérieurement.

Nous comptons pouvoir éditer les Actes de ce colloque dans le courant du 1er trimestre 2025 et remercions encore organisateurs et participants.

Le numéro 12 de la Revue Études céliniennes vient de paraître. Vous en trouverez ci-dessous la présentation : couverture, introduction par le Président de la SEC et table des matières. Nous espérons qu’il retiendra votre attention.Malgré l’augmentation des coûts de fabrication, son prix reste fixé à 35 euros, frais de port compris, comme le précédent.

Vous pouvez le commander en adressant un chèque de 35 euros à l’ordre de la SEC au Secrétaire : Pierre-Marie Miroux, 65 rue Kléber, 59410 Anzin.
Si vous désirez payer par virement veuillez lui écrire à :  pierremarie.miroux@wanadoo.fr.
Il vous fera parvenir le RIB de la SEC.

Présentation

S’il reste globalement fidèle à sa ligne éditoriale, ce numéro d’Études céliniennes présente cependant quelques éléments nouveaux. Le lecteur y trouvera bien entendu, dans la rubrique « Études », des articles de recherche, en particulier ceux du colloque qui s’est tenu à Tucson, en Arizona, le 14 avril 2023, et la rubrique habituelle des comptes rendus d’ouvrages.
Nous avons souhaité toutefois proposer deux rubriques nouvelles. D’une part, une rubrique intitulée « Redécouvertes » présentant des articles anciens, mais de grande qualité, qui, autrefois publiés dans des ouvrages maintenant épuisés, étaient devenus difficiles à se procurer, voire introuvables. Nous sommes tout spécialement heureux que les premiers d’entre eux soient dus à la plume de Catherine Rouayrenc, disparue en 2021, dont les travaux nous manqueront, et à laquelle nous rendons ainsi hommage.
Dans une autre rubrique nouvelle, « Variations », nous accueillerons désormais des textes sur Céline, mais de facture plus libre. Ce seront des essais, des textes de création, ou d’opinion, autour de Céline et de son œuvre, affranchis des contraintes éditoriales de la recherche universitaire.
Ces rubriques n’ont pas vocation à se substituer aux articles d’études proprement dits, c’est pourquoi leur volume sera limité dans chaque numéro.
Enfin, ce numéro propose également un Index des articles des numéros précédents d’Études céliniennes.
Nous espérons que vous trouverez plaisir et intérêt à le découvrir.
Régis Tettamanzi
Président

Table des matières

Études

Articles du Colloque de Tucson
Véronique Flambard-Weisbart – L.-F. Céline et les cheminements du style. Présentation du « Dossier Tucson »
Tonia Tinsley – Simulacres et synthèses dans la poétique du féminin célinien     
Bianca Romaniuc-Boularand – Guerre, une écriture paradoxale                    
Pascal Ifri – Les scènes de sexe comme moyen de datation de Guerre 
Véronique Flambard-Weisbart – La pensée du désert(eur) et L.-F. Céline : un style rédempteur                                                            

 

Autres Études

Marie Vergneault-Gourdon – Céline, la quête du style
Sylvain Martin – Le travail de la citation dans Voyage au bout de la nuit

 

Variations

Pascal N. Mora – Le Port Krogold: passe ou impasse
Christian Senn – La musique des mots
 

Redécouvertes

Catherine Vigneau-Rouayrenc – Ambiguïté de l’écriture, écriture de l’ambiguïté (1987)
Démesures et… mesures (2003)
 

Lectures

Pierre-Marie Miroux – Yoann Loisel et Émeric Saguin, Le traumatisme de la Grande. Guerre et Louis-Ferdinand Céline. Du trauma à la création, l’enquête historique
Christine Sautermeister – David Labreure, Céline, le médecin-écrivain
Sven Thorsten Kilian – Christophe Malavoy et José Corréa, L.-F. Céline :                 Les années noires et L.-F. Céline : Le misanthrope de Meudon
Sommaire des Études céliniennes (n° 1 à 12)
Index des articles parus dans les Études céliniennes (n° 1 à 12)

Lectures

Extraits de la préface de l’ouvrage de Yannick Gomez, paru dans la collection « Du côté de Céline », en mai 2023 (La Nouvelle Librairie Éditions) :

Éric Mazet :
« Voici une étude qui enrichit notre lecture de Céline, ce qui est assez rare. Céline et Beethoven ont renversé la table. Leur génie provient sans doute de la profonde ambivalence psychique qu’ils partagent. Et ce livre nous rappelle que Céline présenta toujours ses livres comme des symphonies et non comme des analyses descriptives. Si Michaël Donley, professeur de musique lui aussi, et auteur d’un livre sur la « grande petite musique de Céline », a préfacé cette étude, ce n’est pas sans raison. »
Michael Donley :
« […] J’ajouterais aussi que, pour autant que je sache, jamais auparavant un musicien professionnel n’a signé une étude sur cet auteur. En comparant Céline avec un compositeur mondialement célèbre dont les compositions pour piano lui sont familières, l’auteur sait de quoi il parle. […] Est-ce trop exagéré d’imaginer que l’écrivain aurait été content à son tour d’apprendre qu’un autre pianiste, amateur de la littérature au sens propre du mot, a voulu partager avec nous son plaisir de le lire, tout en nous communiquant des aperçus de musicien professionnel ? »

Vente d’ouvrages stockés

 

Trouvez la liste sous la rubrique

Publications.

Éric Mazet membre d’honneur de la Société d’Études Céliniennes​

En mars 2024, en application de l’article 5 des Statuts de la Société d’Études céliniennes, le Conseil d’administration a décidé de faire « membre d’honneur » de la Société,

ÉRIC MAZET.

Né en 1944, auteur en 1972 d’une thèse sur La déformation du réel dans l’œuvre de L.-F. Céline, professeur dans un établissement privé d’Issy-les-Moulineaux, Éric a écrit de nombreux articles et ouvrages sur Céline dont il est un des meilleurs spécialistes. Venu à Céline par Henri Mahé qu’il a connu personnellement, il publie, en 1988, 31 Cité d’Antin, l’histoire d’un texte qui devait servir de préface à un album d’esquisses des fresques peintes par Mahé dans une maison close. En 2000, c’est Au fil de l’eau qui fera renaître l’environnement de la Malamoa, la péniche du peintre, et les personnes que Céline a pu y connaître. En 2002, il établit et publie la correspondance de Céline avec Antonio Zuloaga, en 2003 celle avec Denise Thomassen, la libraire de Korsør.

Mais son grand livre est Images d’exil 1945–1951 (Copenhague – Korsor), paru en 2004,  un livre vraiment excellent sur la période d’exil de Céline, et dont Éric Mazet est bien le principal auteur, Pierre Pécastaing, le co-auteur, n’y ayant contribué que pour une faible part. Tous ces livres ont été publiés aux Éditions du Lérot par JP Louis que l’on peut remercier d’avoir contribué à porter à la connaissance des céliniens ces recherches pointues. Car Éric Mazet est un chercheur sourcilleux, connaissant dans le détail la vie de son auteur de prédilection, et n’hésitant pas, s’il le juge utile à rectifier les erreurs qu’il relève chez d’autres. C’est ainsi qu’il fera une critique plutôt sévère du Dictionnaire Céline de Philippe Alméras (Plon, 2004) dans lequel il relève trop d’approximations. De même, en 2018, il s’élève avec David Alliot, dans Avez-vous lu Céline ?  (Éd. Pierre-Guillaume de Roux) contre les jugements pour le moins discutables émis par Pierre-André Taguieff et ses co-auteurs dans Céline, la race, le juif (Fayard, 2017).

Cet ensemble de travaux fera toujours regretter aux céliniens qu’Éric Mazet n’ait pas mis en œuvre la grande biographie renouvelée de Céline qu’il était le seul, sans doute, à même d’entreprendre. Depuis des années qu’il vit retiré dans le Tarn, on ne voit plus Éric dans nos colloques. Nous le regrettons, mais en faire un membre d’honneur de notre Société est une manière de continuer à l’associer à nos travaux et recherches.

Un petit ouvrage de vulgarisation qui constitue une excellente introduction à Louis-Ferdinand Céline :

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Vient de paraître :

Note sur les pratiques d’écriture de Céline, par Henri Godard

Textes de Céline

Les dernières missions du docteur Destouches pour la Société des Nations, 1928–1933

Quinze lettres, billets et cartes postales à Abel Gance avec quatre lettres d’Abel Gance à Céline, par Éric Mazet

Lettres à divers

– À Lucien Descaves, une lettre, une carte postale et une dédicace, 1933

– À Max Jacob, 1936

– À Robert Denoël, 1937

– À Henri-Albert Mahé, 1941

– À Gen Paul, 1941 ?

– À Frédéric Empaytaz, 1941

– À Auguste Bécart, 1942

– À Théophile Briant, 1944 ?

– Trois lettres à Henri Philippon, 1947

– À Jules Almansor, 1951

– À Paul Marteau, 1951

– Ordonnance à Charles Bonabel

Du Lérot, éditeur

23 route d’Aigre, 16140 Tusson
Tél : 05 45 31 71 56 – Mail : du.lerot@wanadoo.fr – dulerot.fr
Modes de paiement : chèque, virement ou carte visa (nous demander)I
BAN : FR76 1090 7002 1504 2212 4224 542

Souscription L’Année Céline 2023 et nouvelles parutions

328 pages illustrées – 40 euros franco de port

L’Église de Louis-Ferdinand Céline : le tapuscrit d’une version primitive

Une première version de L’Église de Louis-Ferdinand Céline

par Guy Barral

Joseph Delteil dans Le Sacré corps (p. 204) évoque un repas avec Céline sur les quais de Paris. Il s’agissait de voir si Caroline Delteil (Caroline Dudley, la créatrice de La Revue Nègre) pouvait monter L’Église à New-York.
Deux événements marquent la rencontre.
D’abord le (bon) conseil de Céline :
« Vous feriez mieux, vous deux, d’aller tenir un bordel à Changaï… »
Puis le don à Caroline d’un tapuscrit de L’Église.
Pourquoi le tapuscrit, et non le livre paru chez Denoël en 1933 ? Mystère.

À lire dans notre rubrique

 

Articles

Vient paraître :

Céline en Bretagne 1918–1932. De l’épopée Rockefeller
à la vie rennaise

par Gaël Richard

304 pages illustrées et 24 pages hors-texte, 40 €

Cette étude renouvelle La Bretagne de Céline, volume publié il y a 10 ans et épuisé depuis de nombreuses années, en se recentrant sur la période « bretonne » de Louis Destouches, jusqu’au moment où il quitte définitivement Rennes. Des documents nouvellement exhumés ont apporté de nombreuses précisions. L’accès aux archives de la Fondation Rockefeller a permis un renouvellement complet de l’iconographie : en divers lieux de Bretagne, Louis Destouches a pu être identifié sur 14 photographies de groupe, toutes publiées en hors-texte, parfois accompagné de Renée et Albert Milon, d’Athanase Follet, de Raoul Marquis, et de personnages officiels de la mission : Janvier, maire de Rennes, Alexandre Bruno, Selskar M. Gunn… De nombreuses autres photographies dont l’intérêt ethnographique est remarquable, prises notamment à Bénodet et à l’île de Sein, ont également été reproduites. Dans son épilogue, « Bretons et Bretagne dans l’oeuvre de Céline », Gaël Richard met à profit les récentes découvertes de manuscrits, notamment Casse-pipe et La Volonté du roi Krogold et établit des rapprochements entre les noms de personnages et de lieux avec les réalités que le édecin comme l’écrivain a pu connaître lors de cette période formatrice.
Du Lérot éditeur (dulerot.fr — du.lerot@wanadoo.fr) 23 route d’Aigre, 16140 Tusson

Divorce à la rennaise : Dossier du tribunal civil de Rennes. Affaire Follet c/ Destouches

textes étbalis et présentés par

Gaël Richard

« Avec Céline, il semble que tout refasse surface, un jour ou l’autre »: l’actualité célinienne récente et surtout l’accumulation de textes, lettres et dédicaces exhumés dans L’Année Céline depuis des lustres ne sauraient contredire cette conclusion prometteuse de François-Guillaume Lorrain, du Point, auquel, après des articles très documentés et remarqués sur les manuscrits retrouvés et les démêlés judiciaires subséquents, nous devons maintenant la révélation de la découverte par Claire Simonin, l’avocate des descendants de Céline, du dossier judiciaire du divorce Destouches-Follet. La publication de ce corpus, composé d’actes de procédures – qualités des parties, conclusions, relevé des faits et minute du jugement, tous datés de 1926 – et de ses annexes – six lettres adressées à Édith en 1924-1925 et quatre de leurs enveloppes – est l’occasion d’une mise au point sur cet épisode crucial de la vie de Céline, dont les récits biographiques reposaient jusqu’à présent sur des sources et témoignages partiels et tardifs. La chronologie de cette séparation, établie de longue date par François Gibault, est corroborée et précisée par ces nouvelles pièces.
Du Lérot éditeur

Vient de paraître :

Actes du

Colloque international de la Société d’Études Céliniennes 2022 à Paris

Céline et les arts

Avec les contributions de

Timothée Pirard, Régis Tettamanzi, Marie Vergneault-Gourdon, Anne Baudart, Isabelle Blondiaux, David Labreure, Tonia Tinsley, Johanne Bénard, Angelin Léandri, Sylvain Martin, Bernabé Wesley, David Fontaine, Frédéric Hardouin, François-Xavier Lavenne, Jean-Baptiste Chantoiseau, Didier Houssin, Charles Joussellin, Yoann Loisel, Ana M. Alves, Pauline Hachette, Pierre-Marie Miroux, Bianca Romaniuc-Boularand, Anne Seba, Sven Thorsten Kilian, Pascal Manhan Mindié, Pierre de Bonneville, Véronique Flambard-Weisbart, Claude Haenggli et Pascal Ifri

Vient de paraître :

 

Le coffret de deux volumes de la Pléiade de Céline, reprenant Voyage, Mort à Crédit et Guignol’s band avec les ajouts de Guerre, de Londres et du Roi Krogold

 

1552 et 1956 p.,

prix total : 149 €

 

Vient de paraître :

 

La Volonté du roi Krogold. Suivi de La Légende du roi René

 

Édition de Véronique Chovin

Paris, Gallimard, 320 p.,

22 €.

Disponible en livre électronique.

Vient de paraître :

 

La réédition en collection Bouquins de la biographie de Céline, signée François Gibault.

 

1183 p., 32 €.
Disponible en livre électronique.

Nouvelle parution :

Yoann Loisel,

Louis-Ferdinand Céline, Samuel Beckett. Un abécédaire d’agonie

 

Caen, MJW Fédition, 2022, 196 pages, € 19,80.

Rencontre avec l’auteur :

La médecine et l’hygiène au cœur de la vie et de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline

Le livre

Derrière les rebondissements éditoriaux et les polémiques, on oublie souvent que Louis-Ferdinand Céline fut aussi médecin et un auteur prolifique de textes et d’articles sur les questions d’hygiène et de santé publique. La plupart de ces publications scientifiques étaient signés Louis Destouches, à commencer par sa thèse de médecine sur Ignace Philippe Semmelweis (1924). Toute son œuvre littéraire porte également la trace d’un intérêt profond pour la médecine, tant dans ses romans les plus célébrés que dans ses pamphlets qui en témoignent aussi pour le pire.
Chez Céline, le statut du médecin et celui de l’écrivain se retrouvent étroitement et perpétuellement mêlés : à l’époque de Voyage au bout de la nuit (1932), celui-ci se présente avant tout en médecin, alors que c’est le romancier que les journalistes viennent interroger. C’est donc bien parce que Céline est devenu écrivain par la suite que les écrits médicaux apparaissent, a posteriori, dignes d’intérêt. Ce dernier ne s’est contenté ni d’être seulement médecin, ni tout à fait uniquement écrivain. Fort d’une connaissance en histoire sociale, médicale et littéraire, David Labreure s’est attaché à retraverser la vie et l’œuvre de Céline sous cet angle original. C’est ce continuel dialogue à trois voix entre l’homme, le médecin et l’écrivain qui sera au cœur de cet essai biographique.

 

 

 

 

L’auteur

Docteur en lettres modernes, David Labreure a consacré sa thèse à l’hygiénisme chez Céline. Directeur du musée et du centre d’archives « La Maison d’Auguste Comte », il a publié Le Paris d’Auguste Comte (Éditions Alexandrines,
2022). Il est aussi président de la Fédération nationale des maisons d’écrivains et des batrimoines littéraires.

Nouveaux articles :

 

Guerre : une auto-fiction de Louis-Ferdinand Céline

par Jean-Michel Saus
et

Céline : les manuscrits retrouvés d’un écrivain philosophe

par Claude Haenggli
(Cliquer sur l’icône)
 
 
Le 13 octobre 2022 est paru en France le roman

Londres de Louis-Ferdinand Céline.

La parution en étranger est prévue pour le mois de novembre.
L’édition a été établie par Régis Tettamanzi, actuel président de la Société d’Études Céliniennes.
Vient de paraître :
Annonce de parution :

 

Maxim Görke
Loin des Lumières. De Voyage au bout de la nuit à Bagatelles pour un massacre de Louis-Ferdinand Céline
Thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne et à l’Université d’Hambourg

 

Berlin, Erich Schmidt, 2022.
197 p., € 59,95.

 

Visiter le site de l’éditeur

 
 
Annonce de parution :
Depuis 1990, JP Louis publie chaque année une Année Céline toujours d’excellente facture comportant des documents rares, de la correspondance retrouvée, des études intéressantes. Le volume consacrée à l’année 2021 ne manque pas à cette règle, complétant une série de publications qui fournissent un fonds d’informations indispensables à tout chercheur célinien.
On peut se procurer le volume auprès des éditions du Lérot, 16140 Tusson, France (au prix de 40 €).
Vient de paraître :

 

Bastien Bertine

 

Céline Comix.

Louis-Ferdinand Céline et la bande dessinée

 

Presses Universitaires François Rabelais, 2021.
128 pages
35 €
Vient de paraître :

Frédéric Hardouin

 

Le cinéma dans Voyage au bout de la nuit de L.-F. Céline et autres objets périphériques

 
Sans nul doute, Voyage au bout de la nuit et l’un des romans les plus importants de la littérature du siècle dernier.Nombre d’études lui ont été consacrées, produites par des érudits, universitaires et passionnés.Or, dans ce foisonnement d’écrits, aucune d’entre elles
ne s’est intéressée à la dimension cinématographique du fameux roman de
Céline.L’objectif de cet ouvrage est de combler ce terrible
manque, en tentant d’identifier les sources émanant de la sphère du
cinéma, à travers les livres et les articles de l’époque, et les films
eux-mêmes.

Tel est donc l’enjeu de notre démarche : proposer une nouvelle lecture de Voyage au bout de la nuit, opérée sous le prisme du cinéma.

Diplômé en études cinématographiques, Frédéric Hardouin vient de publier deux études sur le thème « Céline et le cinéma » : Le cinéma dans Voyage au bout de la nuit de L.-F. Céline (647 pages), et Le cinéma dans Mort à crédit de L.-F. Céline (522 pages), tous deux publiés chez TheBookEdition. L’auteur donne une interview dans Le Bulletin célinien du mois de novembre 2022.

En outre, il est l’auteur d’une monographie consacrée à Jacques Baratier, réalisateur méconnu de la Nouvelle vague (2005, éd. Nouveau Monde), et d’un essai sur les fameuses Histoire(s) du cinémade Jean-Luc Godard (2019, éd. L’Harmattan).

649 pages. Illustrations. Index.

Auto-édition. Impression : TheBookEdition (Lille).

ISBN : 978-2-9583333-0-0

40 €.

 

Vient de paraître :

 

Relire Voyage au bout de la nuit

 

Sous la direction de
Johanne Bénard, François-Emmanuël Boucher,
Régis Tettamanzi et Bernabé Wesley

 

 

 

Pour en savoir plus
« Quel génie dans cette femme ! Je n’aurais jamais rien été sans elle. […] Elle
comprenait tout avant qu’on ait dit un mot.. Elles sont rares les femmes qui ne
sont pas essentiellement vaches ou bonniches, alors elles sont sorcières et
fées. »
Si Céline avait une muse, aurait-elle pu s’appeler Elizabeth Craig ?
Dans cette réédition d’un entretien paru en 1988, Jean Monnier nous livre les
pensées intimes de la dédicataire de Voyage au bout de la nuit.
Préfacé par Pierre de Bonneville, cet ouvrage nous place au cœur de la vie
affective de Céline. À travers les yeux d’Elizabeth Craig, « l’Impératrice », le
lecteur découvre Céline sous un jour nouveau. La relation intime qu’ils
entretenaient, source d’inspiration immense pour l’écriture de Voyage au bout
de la nuit, a connu des hauts et des bas. La part d’ombre de l’écrivain,
consumé à petit feu par ses angoisses nées de la Grande Guerre, dont seule
Elizabeth Craig pouvait mesurer la portée, est plus que jamais exposée dans
cet ouvrage.

Entre la mort et la vie, les ténèbres et la lumière, Céline a produit l’œuvre de
sa vie, « ce moment capital de la nature humaine » dont on fête cette année
les quatre-vingt dix ans.
 
Le vendredi 3 juin, Jean Monnier dédicacera son livre,
de 17 heures à 19 heures, à la Nouvelle Librairie (11 rue de Médicis), en compagnie de
Marc Laudelout qui dédicacera son livre Céline à hue et à dia.

Pierre-Marie Miroux :

CÉLINE À HAZEBROUCK EN NOVEMBRE 1914

 
Au moment où paraît Guerre, le premier des manuscrits retrouvés de Céline à être édité, le secrétaire de la Société d’Études Céliniennes Pierre-Marie Miroux met à la disposition du plus grand nombre possible de lecteurs l’étude qu’il avait publiée en 2014 dans un livre intitulé Céline : Plein Nord, tiré seulement à 200 exemplaires à l’époque.

 

Colloque International

 

 

 

Céline et les arts

 

 

 

 

Paris, Espace Saint-Martin

29 juin – 2 juillet 2022.

Cette gravure, « Céline et la danse », est une eau-forte réalisée par Mme Christine Houssin, épouse de M. Didier Houssin qui communiquera lors de notre colloque. Elle l’offre généreusement à la SEC à l’occasion de ce colloque et nous la remercions sincèrement de ce beau geste parfaitement en conformité avec le thème de nos échanges : « Céline et les arts ».
© Christine Houssin 2022.

À NOTER

L’exposition sur les manuscrits retrouvés de Céline sera visible à la Galerie Gallimard jusqu’au 16 juillet, 30 rue de l’Université, Paris 7ème, du mardi au samedi de 13h à 19h. Il sera donc possible aux personnes assistant à toutes les séances du colloque de la visiter le samedi 2 juillet après-midi.

 

 

Le numéro 11 de la revue « Études Céliniennes » vient de paraître.

 

Vient de paraître :

 
Timothée Pirard
Céline décadent. De Nietzsche à la mystique
Paris : L’Harmattan 2022.

 

Pour plus d’information

Vient de paraître :

Jean Monnier
Elizabeth Craig raconte Céline. Entretien avec la dédicataire de Voyage au bout de la nuit

« Quel génie dans cette femme ! Je n’aurais jamais rien été sans elle. […] Elle comprenait tout avant qu’on ait dit un mot… Elles sont rares les femmes qui ne sont pas essentiellement vaches ou bonniches, alors elles sont sorcières et fées. » Si Céline avait une muse, aurait-elle pu s’appeler Elizabeth Craig ? Dans cette réédition d’un entretien paru en 1988, Jean Monnier nous livre les pensées intimes de la dédicataire de Voyage au bout de la nuit.

Préfacé par Pierre de Bonneville, auteur de Céline et les femmes, cet ouvrage nous place au cœur de la vie affective de Céline. À travers les yeux d’Elizabeth Craig, « l’Impératrice », le lecteur découvre Céline sous un jour nouveau. La relation intime qu’ils entretenaient, source d’inspiration immense pour l’écriture de Voyage au bout de la nuit, a connu des hauts et des bas. La part d’ombre de l’écrivain, consumé à petit feu par ses angoisses nées de la Grande Guerre, dont seule Elizabeth Craig pouvait mesurer la portée, est plus que jamais exposée dans cet ouvrage.

Entre la mort et la vie, les ténèbres et la lumière, Céline a produit l’œuvre de sa vie, « ce moment capital de la nature humaine » dont on fête cette année les quatre-vingt dix ans.

L’auteur

Écrivain et professeur, Jean Monnier a enseigné le français à l’université de Berkeley. Il est l’auteur d’Elizabeth Craig, une vie célinienne (Robert Laffont).

La collection

Dirigée par Émeric Cian-Grangé, « Du côté de Céline » est une collection qui a pour objet de contribuer, en dehors de toutes passions partisanes, à la connaissance et à l’exploration du continent célinien.

 

Les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline retrouvés en 2021 donneront lieu en mai à la parution d’un inédit, Guerre, et à une exposition, ont annoncé mardi 29 mars les éditions Gallimard. Deux autres textes suivront. 

Le roman Guerre paraîtra le 5 mai dans la classique collection Blanche, dans une édition établie par l’historien Pascal Fouché et avec un avant-propos de l’avocat François Gibault, exécuteur testamentaire de l’écrivain et spécialiste de son œuvre. Gallimard évoque dans sa présentation de l’ouvrage « une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman dont l’action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre » et un « manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans après la parution de Voyage au bout de la nuit », soit en 1934.

« Céline, entre récit autobiographique et œuvre d’imagination, y lève le voile sur l’expérience centrale de son existence : le traumatisme physique et moral du front », ajoute l’éditeur.

 

Céline et la guerre 

Le futur écrivain, âgé de 20 ans quand éclate la Première Guerre mondiale, est resté marqué toute sa vie par les horreurs des combats qui l’ont grièvement blessé en 1914. Il dénonce dans Guerre un « abattoir international en folie », relève Gallimard.

Ce roman faisait partie d’écrits que Céline lui-même croyait à jamais perdus, après les avoir laissés dans son appartement parisien que ce collaborationniste et antisémite avait quitté pour l’Allemagne peu avant la Libération.

 

Une exposition en mai 

La maison d’édition de Céline prévoit par ailleurs une exposition intitulée « Céline, les manuscrits retrouvés », à la galerie Gallimard à Paris, du 6 mai au 16 juillet, avec pour commissaire l’universitaire Alban Cerisier.

Suivront à l’automne deux autres inédits, Londres, récit de son départ pour la capitale britannique en 1915, qui devrait être bien plus long que Guerre, et un conte médiéval, La Volonté du roi Krogold.

Enfin, en 2023, Gallimard compte faire paraître de nouvelles éditions du roman Casse-pipe, inachevé dans son édition connue jusque-là, et du tome III des romans de Céline dans la Bibliothèque de la Pléiade.

 

Vient de paraître :

 

Pauline Hachette,

 

Sous le signe de la colère.

Henri Michaux et Louis-Ferdinand Céline

 

Éditions Classiques Garnier 2022.

 

Visiter le site de l’éditeur

Vient de paraître :

Philippe Roussin,

Déshonneur et patrie : retour sur l’affaire Céline

En attendant Nadeau. Journal de la littérature, des idées et des arts.

15 décembre 2021.

Quatre mois après l’annonce de la redécouverte de manuscrits inédits de Louis-Ferdinand Céline transmis au journaliste Jean-Pierre Thibaudat, les éditions Gallimard préparent le début de leur publication pour 2022. Deux équipes éditoriales, menées par Henri Godard et Pascal Fouché, travaillent actuellement sur les textes finalement remis aux ayants-droit de l’écrivain mort en 1961, François Gibault et Véronique Chovin. Le chercheur Philippe Roussin, auteur de Misère de la littérature, terreur de l’histoire. Céline et la littérature contemporaine (Gallimard, 2005), fait le point sur cette affaire qui montre combien la France de 2021 a fait de Céline son écrivain national.

Consulter l’article sur le site du journal.

Disparition de Catherine Rouayrenc

Jean-Paul Louis lui rend hommage

Catherine Rouayrenc est décédée le 31 octobre 2021. Avec elle disparaît une chercheuse lucide, exigeante et libre, comme il en reste si peu, en linguistique comme en littérature, et une personnalité aussi discrète qu’attachante.

Professeur en linguistique française à l’Université Toulouse-Le Mirail, elle avait participé dès 1979 à plusieurs colloques Céline.

Elle a publié un « Vocabulaire populaire et argotique » dans Romans IV (Bibliothèque de la Pléiade, 1993), Les gros mots aux PUF (coll. « Que sais-je », 1996), ainsi que deux volumes aux Editions du Lérot, « C’est mon secret ». La technique de l’écriture populaire dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit (1994) et Trois romans trois guerres. 14-18 à travers argot et langage populaire (préface de Jean-Paul Colin, 2017).

Son travail méticuleux fait d’elle la première linguiste et lexicologue à s’être consacrée aux « secrets » du style de Céline, comme en témoigne également sa contribution « Céline poète : “La petite musique” », publiée dans Actualité de Céline (dir. A. Cresciucci, 2001). Elle avait entrepris, avec moi, un vaste travail de recensement du vocabulaire non conventionnel de Céline, dans toute l’œuvre y compris la correspondance, que sa disparition a interrompu brutalement.

Nouvelle parution:

Christophe Malavoy, L.-F. Céline. Les années noires.

Illustrations de José Correa. Éditions de l’observatoire 2021.

Voir l’annonce de l’éditeur

Le

19 novembre à 20h55 sur France 5

sera programmée une

émission portant sur Céline et la découverte récente de nouveaux manuscrits.

Dans cette émission, on pourra voir ces manuscrits et différents céliniens s’exprimeront tels que François Gibault, Véronique Robert, Yoann Loisel, David Alliot, Pierre-Marie Miroux et d’autres.

Nouvelle parution:


Sandra Vanbremeersch,

La dame couchée.

Seuil, 2021.

Texte de présentation de l’éditeur: De 2000 à 2019, une jeune femme a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon: Lucette Destouches, veuve de Louis-Ferdinand Céline. Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de la Veuve, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison. Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Sandra Vanbremeersch est née en 1972. La Dame couchée est son premier roman.

Émile Brami sur les inédits de Céline :


« … je n’ai pas souvenir d’une telle découverte en littérature »


Interview sur France Culture


France Inter


Le Monde